Paru dans le Saumur kiosque (49) le 17 novembre, un nouvel article sur La Laineuse et son parcours crowdfounding de La Laineuse. Retrouvez la version en ligne ici. Sinon l’article est rédigé ci-dessous.

 

Concourson : grâce au crowdfunding, une laineuse de 23 ans

développe son entreprise !

Faustine Coulot, 23 ans, est passionnée depuis de nombreuses années par l’époque Viking. Membre fondatrice d’une association de reconstitution médiévale, elle a réalisé des costumes, des accessoires suite à de nombreuses recherches historiques. Cette passion lui a fait connaître la laine et toutes les méthodes ancestrales utilisées pour sa transformation. Depuis le début de l’année, le crowdfunding lui a permis de récolter des fonds qui lui permettent désormais de se consacrer pleinement à sa passion !

Laineuse Concourson_300x0Soucieuse de l’environnement et de l’impact des industriels sur notre mode de vie, Faustine Coulot souhaite « remettre en avant l’artisanat français et l’amour du fait main grâce à des matières naturelles et écologiques. C’est suite au succès des articles réalisés qu’est né le projet « La Laineuse », entreprise de confection de vêtements et d’accessoires en laine feutrée, tricotée par mes soins », explique-t-elle. Un souhait qui l’a poussé à s’en remettre au crowdfunding pour concrétiser son projet.
Une laineuse soucieuse de l’environnement.

Vous l’aurez compris, Faustine Coulot met un point d’honneur à préserver l’environnement, comme elle le souligne dans son argumentaire : «Pour mes créations, j’utilise de la laine française ou issue du commerce équitable. J’assemble mes pièces à la machine à coudre à pédale qui fonctionne au rythme de mes pieds et donc sans électricité. Je la feutre artisanalement au rouleau avec de l’eau de pluie et du savon bio, je la tricote et je la brode. Unis ou avec des points plus complexes, mes doigts réaliseront des produits personnalisés pour votre plus grand plaisir ! »

1 800 euros de financement participatif.

Aujourd’hui, le projet de Faustine Coulot est terminé à 100%. Pour ce faire, elle a obtenu les fonds nécessaires au développement de son activité, c’est-à-dire 1 800 euros. La laineuse Concoursonnaise avait déjà investi 6 330 euros, sortis de sa propre poche, avant de demander le soutien des internautes. « Votre rôle sera de me donner le dernier élan financier pour la bonne installation de mon entreprise », expliquait-elle avant la conclusion de ce projet. A savoir : une surjeteuse pour travailler la laine tissée ou les mailles (1 000 euros), un rouet pour filer sa propre laine (300 euros), du matériel afin de réaliser son stand et ainsi parcourir le Grand Ouest pour faire connaître sa démarche et ses produits (400 euros) et, enfin, une galerie pour sa voiture afin d’assurer le transport du matériel (100 euros). C’est désormais chose faite !

Le crowfunding bouscule le financement traditionnel des entreprises.

Autrefois réservé aux entreprises, notamment aux startups, le crowdfunding se démocratise aux particuliers. En effet, au premier semestre 2014, ce sont déjà plus de 66 millions d’euros qui ont été collectés (soit 85 % de toute l’année 2013), avec une majorité sous forme de prêts (37 millions) et de dons (16 millions) C’est le double de l’an dernier sur la même période. Les plateformes françaises s’affirment et confirment leur position à l’échelle européenne. Dans le Grand Saumurois, Faustine Coulot n’est d’ailleurs pas le seule à s’être lancée dans cette aventure… En effet, Laurence et Emmanuel Berthe-Perrin (Berthe et Perrin Confiseurs à Vernoil-le-Fourrier) ont également fait appel au crowdfunding pour développer leur entreprise (relire notre article). En ce qui les concerne, le projet n’est pas encore terminé mais il est également en très bonne voie !

Article du 17 novembre 2014 du saumur-kiosque.com